Passage de témoin #25 – le cycle du runner blessé!

Bien le bonjour,

Alors pour fêter la nouvelle année, quoi de mieux en ce premier post de 2019 que de faire le bilan de l’année 2018 ou de lister les objectifs de 2019? Neni, hein! Pour vous souhaiter la bonne année (BONNE ANNÉE!) et la débuter en fanfare, on préfère plutôt parler de blessure (c’est cadeau!) et plus particulièrement du cycle que suit un runneux ou une runette blessé-e. Aux commandes de ce billet, notre Krakott qui a magnifiquement commencé l’année 2019 avec un arrêt momentané dû à une double fasciite plantaire (1) #pasdepiedpasdecourseàpied!img_1929Le cycle du runner blessé, késako!

Qui n’a jamais entendu parler du cycle du changement? (2) Mais si souvenez-vous soit d’un de vos cours d’Unif’ (3), soit d’une formation que vous avez certainement suivie à la suite d’une réorganisation en entreprise. Là voilà, ça vous revient, et bien le cycle du runner blessé c’est à peu près la même chose, on le définirait donc comme les différentes étapes que l’on traverse afin d’accepter ce fameux passage du Je cours! au ah ben là j’peux plus courir!

En 9 étapes ça donne cela :

  1. Le choc: Vous êtes blessé-e, pour vous rétablir, il vous faudra plusieurs semaines sans courir dixit le médecin du sport que vous avez consulté et que vous commencez gentiment à détester…
  2. Le déni: Mouais c’est ça, je fais rien pendant deux jours et c’est reparti! #autodiagnostic en mode doctissimo! On passe également sur le j’comprends pas pourtant je n’ai pas si forcé ces derniers temps! (le si a définitivement toute son importance!)
  3. La colère: C’est quoi ces médecins qui ne trouvent pas de solution pour me soigner rapidement! après avoir fait le tour des kinés, ostéos, chiropracteurs, acuponcteurs, vaudou etc. On passe aussi sur le fait de souvent râler et d’être légèrement insupportable avec son entourage!
  4. La frustration: Et encore une course au planning de manquée…
  5. Le marchandage: Docteur, j’peux pas la louper cette course, c’est mon objectif de l’année, au pire sous anti-inflammatoire ça peut le faire, non? Réponse: à votre avis?
  6. Le désespoir: J’peux pas couuurrrriirrrr, ma saison est foutue!
  7. L’acceptation: Ok c’est mort, tout part en sucette, j’suis vraiment blessé, mon médecin avait raison, je l’écoute et je me soigne en prenant le temps qu’il faudra! L’acceptation est l’étape pendant laquelle on se soigne, elle peut également s’accompagner d’un passage en mode moelleux avec la prise de quelques kilos mais rien de bien grave!
  8. La projection: Ici, on revoit son calendrier de courses ainsi que ses prochains objectifs. On peut éventuellement profiter de cet arrêt pour modifier sa façon de s’entrainer et/ou de planifier ses courses, écouter son corps et voire s’encadrer de professionnels et pourquoi pas sa façon de s’alimenter (pas touche à la bière, c’est sacré!)
  9. La (re)construction: Dernière étape, c’est reparti, on peut reprendre l’entrainement tout en douceur, à nous le bitume et les chemins!

Les désavantages d’être blessé

En fonction de la nature et de la gravité de la blessure, il est bien souvent conseillé de mettre de côté le running pour une durée plus ou moins longue afin de réparer ce petit corps qui nous a lâché (#traitre!). En équation mathématique, cela pourrait donner la chose suivante :

Blessure = norunning.ennui2 + douleur

Note: La constante douleur tend vers 0 si et seulement si la blessure est traitée à temps et avec soin!

Toutefois, il n’y a pas que de mauvais côté au fait d’être blessé-e!

Les côtés positifs d’une blessure!

En effet, il ne faut pas d’office uniquement percevoir les côtés négatifs de la chose, on s’explique :
Comme énoncé au point 8 du cycle du runner blessé, se blesser permet en outre de prendre du recul sur sa pratique sportive et de remettre en cause des choses qui au final ne fonctionnent pas (ou plus) pour soi. Également, le fait de devoir momentanément stopper la course à pied n’est pas toujours synonyme d’arrêt complet de sa pratique sportive. Ainsi, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir d’autres sports ?

Note : En passant, on est d’accord, l’alternative natation évoquée par 99% de médecin du sport est accueillie avec moins de 10% de réjouissance par 100% des coureurs.

Pour finir, là où l’on voit un gros GROS bénéfice à se blesser, eh ben c’est tout simple, on a une excuse en or massif pour ne pas aller courir quand il fait un temps tout pourri!

Allez à bientôt et évitez de vous blesser, c’est chiant quand même!

(1) Fasciite plantaire: Inflammation causée par un étirement du fascia plantaire. Le fascia plantaire est un tissu situé sur le dessous du pied, qui relie le talon à nos doigts de pieds pour créer ce que l’on nomme la voûte plantaire (ou encore l’arche du pied). La condition causée par l’inflammation du fascia plantaire se nomme fasciite plantaire – Source: la clinique du pied.

(2) Le cycle du changement (aussi appelé courbe du changement) est issu des travaux d’Elisabeth Klüber-Ross sur le chemin du deuil et est défini comme les différentes étapes vécues par une personne devant s’adapter à une nouvelle situation souhaitée ou subie.

(3) Unif’: L’université en Belgique se dit souvent sous cette forme contractée – expression: Tout va où? À l’unif’.

Publié par

Super Krakott

J'aime découvrir des villes en courant des marathons. Bières et burgers, il n'y a pas mieux pour récupérer!

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