Le Marathon du Mont-Blanc: « c’est beau mais c’est haut! »

Bien le bonjour,

et la bienvenue sur BE RUN, Non Peut-Être! pour un retour sur une épopée effectuée par une partie de la team BE RUN, du côté de Chamonix, fin juin 2022! OstéomanTintin et Krakott vous emmènent sur le marathon du Mont-Blanc édition 2022!

C’est de la faute à Tintin!

Tout commence en Novembre 2021 lorsque Tintin nous annonce son envie d’aller se dégommer les cuissots sur un trail en montagne, alors qu’il n’en fait jamais… Tintin, son truc c’est le bitume! Son choix se portera donc logiquement sur le marathon du Mont-Blanc (tant qu’à faire!). Bon ben ok! Juste une petite précision, on n’a jamais participé à un trail avec autant de D+ ni à aucune course en montagne. On s’accorde que c’était donc la chose la plus censée qui soit! Résultat, on s’inscrit au tirage au sort pour y participer tout en se disant que la chance d’y aller est quand même plutôt mince (en gros on fait nos cakes!). Le tirage au sort se fait, et bim, on est pris tous les trois… du coup on fait moins les cakes! D’ailleurs, pour le tirage au sort, si vous y allez en groupe, il y a la possibilité de s’inscrire en équipe, ce qui permet certainement de favoriser ses chances à la loterie puisqu’en un seul coup l’organisation s’assure la participation de plusieurs coureurs et coureuses ce qui est aussi plutôt pas mal pour le tourisme local.

Question préparation!

Alors le tout premier truc à faire avant de se dire je vais me taper du D+, du volume etc… c’est en fait de réserver un logement sur place dès que l’on sait que l’on est tiré au sort, car ça part très (très) vite à Chamonix. De notre côté, nous avons privilégié l’option appartement (on n’avait plus trop le choix non plus) pour pouvoir gérer notre alimentation et notre organisation plus facilement une fois sur place. Le gros plus aussi du logement choisi (=disponible 😅) chez Caroline est qu’il se situait en plein centre de Chamonix, à 5 minutes à pied du départ de la course (tout bon ça pour les passages en mode stress/panique aux toilettes de dernières minutes) et avec à proximité une possibilité de se garer facilement (carte parking comprise dans l’appartement) ainsi que tout ce qu’il faut pour faire ses courses. Bref, le top!

Niveau préparation, le seul truc sur lequel on s’était mis tous d’accord c’était d’aller se faire des sorties sur des parcours d’extratrail dans les Ardennes puisqu’à Bruxelles niveau D+, nous n’avons pas ce qu’il faut, et nous ne sommes pas non plus super fans des montées/descentes à répétition sur la rue du Mystère (commune de Forest), même si effectivement ça peut faire le job aussi! A part cela, chacun avait sa stratégie: Tintin s’est fait accompagner par un coach sportif, Ostéoman a mélangé running et cross-fit, Jean-Yves lui a décidé de se blesser en cours de route (comme Tintin à un moment) et a réussi aussi à se choper la covid-19 version printemps-été 2022 à une bonne semaine de l’évènement. Bref, la préparation s’est faite au travers de trois plans aussi différents les uns que les autres, avec plus ou moins de volume, de D+ et la gestion de quelques blessures ici et là pour certains mais avec un même objectif: vouloir terminer la course ensemble! Et quand on y pense avec un peu de recul, c’est peut-être bien cela qui nous a permis de finir le bazar avec autant de plaisir!

Côté matériel, le marathon du Mont-Blanc requiert de participer à l’événement en possession d’un certain nombre d’équipements obligatoires (sifflet, gobelet, veste de type gore-tex, couverture de survie, réserve d’eau de 500 mL minimum, gsm chargé) qui sont vérifiés lors du retrait des dossards et aussi via des contrôles inopinés pendant la course (Tintin et Ostéoman l’ont vécu vers le km 12). Les bâtons, quant-à eux, ne sont pas indispensables mais aident réellement :-). Pour les équipements les plus onéreux (veste gore-tex et bâtons), on vous conseille de jeter un coup d’oeil lors des soldes en magasin ou sur les sites de vente en ligne spécialisés en course à pied pour vous alléger la facture de ces achats. Autres choses à ne pas oublier en route, la course se déroule en montagne, et prendre avec soi de bonnes lunettes de soleil et aussi de la crème solaire, ça peut aider.

La toute bonne idée d’Ostéoman!

Toute la fine équipe se retrouve à Chamonix deux jours avant le marathon, le vendredi, jour du départ du 90 km. Malheureusement, cette course a été annulée et à la vue des orages en altitude et de la quantité abondante de pluie tombée dans la vallée pendant la journée, c’était certainement la décision la plus prudente à prendre par l’organisation, malgré les frustrations compréhensibles que cela a générées auprès des inscrits. De notre côté, on guette les projections météorologiques pour la journée du dimanche, on aura du beau temps, la course est maintenue, bonne nouvelle.

Samedi, après une petite sortie matinale dans les quartiers de Chamonix pour faire tourner les jambes, aller voir le départ du 23 km et une petite torsion de cheville sans gravité pour Krakott (ouh l’ascenseur émotionnel de dernière minute), on se dirige vers le « Trail Camp » retirer nos dossards. Notre Géo du week-end propose une toute bonne idée: au lieu de rester sur Chamonix et de laisser le stress nous envahir en attendant le départ le lendemain sans faire grand chose, autant aller visiter les alentours! Aussitôt dit, aussitôt fait! On est donc allés se promener tranquillou au niveau des Gorges de la Diosaz pour découvrir le pont du Soufflet et la cascade de l’Aigle avant de finir un peu plus loin au bord du Lac Vert pour y pique-niquer et observer le départ de parapentistes. Le soir après une dernière promenade digestive, tout le monde prépare ses affaires pour le lendemain et direction dodo!

Le Marathon du Mont-Blanc, c’est beau mais c’est haut!

Que dire de cette course? Pour reprendre la petite phrase que l’on se répétait pour s’amuser: « c’est beau mais c’est haut! » (référence des années nonantes ça 😆). Sincèrement, elle est juste magnifique, la beauté des paysages, la gentillesse des bénévoles, toujours un chouette mot, des sourires, des encouragements (merci à eux!). N’y allant uniquement que pour la terminer, nous avons pu vraiment profiter de l’événement et des paysages, en partageant de beaux moments et ça c’est certainement ce que l’on gardera comme souvenir: le fait d’avoir fini cette belle aventure ensemble. Côté course, nous n’avons clairement pas ce qu’il faut en Belgique pour préparer ce genre de choses. Oui dans les Ardennes on peut faire autant de D+ sur un trail d’une distance similaire, toutefois on n’a pas les mêmes altitudes, les mêmes longueurs d’ascension, sans parler de la technicité du terrain (des racines en veux tu en voilà, pierres, etc.). Au niveau du parcours, on peut le découper en quatre grandes parties:

  • Du km 0 au km 14: Le début est relativement roulant. Ces premiers kilomètres vous emmènent du centre de Chamonix jusqu’au premier ravitaillement situé à Le Tour. C’est, en résumé, la partie pendant laquelle on peut prendre de l’avance sur les barrières horaires (1ère barrière est à 10h45 – soit 2h45 pour parcourir environ 14 km et un D+ cumulé de 730 m sur cette partie). Toutefois, il faut aussi doser son effort pour s’éviter des soucis plus tard.
  • Du km 14 au km 24: Cette seconde partie vous amène de 1465 m (Le Tour) à 2200 m d’altitude (Col des Posettes) via une ascension de 4.5 km pour ensuite vous ramener à 1276 m après une longue descente de 5.5 km. Au niveau de la barrière horaire, il faut rejoindre le second ravitaillement (Vallorcine) avant 13h15. Depuis le départ, ça donne grosso modo 5h30 pour parcourir 24 km et un D+ cumulé de 1450m. On pensait de notre côté que ce serait la partie la plus fatigante du marathon… on s’est carrément planté sur la chose, c’est bien après que ça se complique. Ces deux premières parties se sont plutôt bien passées avec un plaisir terrible pris lors de la descente du Col avec un magnifique passage en forêt super agréable. Et que dire de la vue en haut des Posettes!
  • Du km 24 au km 34: Cette troisième partie du parcours a été clairement la plus compliquée à nos yeux (et pas tellement anticipée non plus) avec trois montées successives pour passer par le col des Montets (1461 m), par Le Béchar (1700 m) et ensuite monter à La Flégère (D+ cumulé sur cette partie: 1030 m). On a eu tous les trois un bon gros coup de mou vers les 26-28 km et la montée vers La Flégère à la sortie d’un passage en forêt est bien raide (piste de ski) et nous a entamée comme il le fallait. Au ravitaillement de la Flégère, on vous accueille chaleureusement avec la possibilité de se rafraichir la nuque et les jambes à coup d’éponges! On peut vous dire que c’était juste la bienvenue! L’effet sur les cuissots a été magique! La barrière horaire à La Flégère est à 16h15, ce qui donne depuis le départ 8h30 pour parcourir 34 km et un D+ cumulé de 2480 m.
  • Du km 34 au km 43: Eh oui km 43 car le parcours est un tout petit plus long que 42 km! Lors de cette partie, on redescend vers Chamonix avec quelques dernières bosses à passer mais dans l’ensemble les plus grosses difficultés du parcours sont passées. Ici il s’agit surtout d’avoir un minimum d’énergie et de lucidité pour éviter de se blesser et profiter de l’ambiance à l’arrivée. La dernière barrière horaire est à 18h00 sous l’arche dans le centre de Chamonix soit 10 h après le départ de la dernière vague pour effectuer 43 km et environ 2500 m de D+ cumulé. De notre côté, l’aventure aura pris 9h20 tout compris: les causettes, les sourires, les moments plus compliqués, les crampes, les ravitaillements etc. Et on en gardera un vrai bon souvenir! Est-ce que l’on y retournerait? Ben pas forcément car l’édition a simplement juste été parfaite à tout point de vue: la météo, l’ambiance et le fait d’avoir fini cette épopée tous ensemble et avec en bonus la bière maison La Récup’ 42.2K partagée à l’arrivée! Alors pourquoi la refaire et potentiellement « gâcher » ce souvenir qui saurait être difficilement meilleur!
  • L’après marathon: Chamonix c’est à la montagne et à la montagne on mange de la raclette! On a donc respecté cela avec une toute bonne glace en dessert dans le centre ville 😄.

Pour finir, on souhaite également grandement remercier Rebecca qui nous a accompagnée lors de ce week-end et pour son soutien et la logistique lors du marathon!

Sur ce, on ne peut que vous inviter à participer également à ce tout chouette marathon surtout dans des conditions météorologiques similaires!

Allez à bientôt!

Ah oui dernière chose: on a enfin compris que la course à pied sur bitume et le trail, ce n’est juste pas le même sport 😅.

BONUS: deux vidéos qui permettent de revivre l’événement:

Film Résumé du Marathon du Mont-Blanc – Mouss Films
Trail Running Insider Episode 2 – Mont-Blanc Marathon – Golden Trail Series

Publié par

Super Krakott

J'aime découvrir des villes en courant des marathons. Bières et burgers, il n'y a pas mieux pour récupérer!

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