Travel & Run #24 – Valence ou la fiesta del maratón!

Bien le bonjour!

aujourd’hui on va parler du marathon de Valence! En fait, depuis que l’on pratique la course à pied et que l’on court des marathons ici et là, on en entend très souvent de ce marathon et surtout les retours que l’on reçoit sont toujours très positifs. Il n’en fallait donc pas plus pour nous donner envie d’aller chausser nos runnings pour y parcourir sur place 42,195 km. Du côté de la team, Gaëlle, Padawan et Jano y sont partis, le blog est une nouvelle fois entre leurs mains!

Valence, ville pour courir?

À partir du moment où vous trouvez des panneaux de signalisation sur lesquels un couple de runners est dessiné ou que sur des grilles il est indiqué Valencia la ciudad del running, on dira que l’on n’a pas vraiment besoin d’argumenter plus que ça.

Valence est donc clairement une ville où l’on peut pratiquer la course à pied et en plus elle se trouve aux bords de la mer, quoi de mieux que de faire trempette après un petit run. En outre, la ville est magnifique: c’est un savant mélange entre édifices anciens situés dans le centre historique et une partie plus moderne avec par exemple la cité des arts et des sciences qui fait d’ailleurs office de zone de départ et d’arrivée du marathon. À l’instar du quartier des pêcheurs, le jardin du Túria est un chouette coin pour se promener (ou y effectuer une séance de fractionnés avec sa piste d’athlétisme): c’est une immense coulée verte qui parcourt la ville en empruntant l’ancien lit du fleuve Túria qui a été asséché et détourné à la suite d’une grande inondation de la ville en 1957.

Parcours et organisation

Le parcours du marathon fait 42,195 km, voilà, voilà, voilà…

Plus sérieusement, il est vraiment sympa puisqu’il nous a permis de passer par tous les endroits cités précédemment et montrés dans la vidéo officielle du tracé ci-dessous. Il est quasi sans dénivelé, avec des voies très larges et souvent rectilignes, évitant donc tout risque d’encombrements ou de bousculades. On traverse le port, le quartier universitaire, les faubourgs et les quartiers populaires. Il faut aimer les aller/retour sur de longues lignes droites mais ça permet également de se croiser. L’ambiance est bon enfant, familiale, la musique est bonne (JJG si tu nous lis!).

Au 25ème km on repasse près du départ pour un avant-goût de l’arrivée : la foule se densifie franchement, ça hurle, ça chante, on se fraye son chemin, c’est grisant. On traverse ensuite la vieille ville dans une ambiance (un peu) plus calme, le seul vrai faux-plat montant du parcours vient de passer. A partir de maintenant ça descend. On re-rentre en ville et là c’est de la folie: dès le 37ème, une foule compacte crie et tape sur les barrières, un truc énorme à vivre. À la flamme rouge, une courte descente permet de se relancer. Des panneaux annoncent chaque 100m franchis, le public vous pousse, et finalement on déboule dans une sorte de stade à ciel ouvert pour le sprint final sur une passerelle posée au milieu d’un des bassins de la cité des arts… magique!

Côté organisation, que dire? Simplement qu’elle est au top: du retrait des dossards à la ligne d’arrivée! Tout est réglé pour chouchouter les participants, une paëlla party est aussi organisée, il n’y a jamais de files trop longues, et on a la possibilité de se faire masser gratuitement par une équipe de physios après la course. Une superbe brochure est  notamment distribuée dans laquelle on peut trouver le nom de tous les participants, les points à ne pas rater pendant la course, des conseils pour prendre un départ zen, les curiosités touristiques, etc.

Parlons un peu ambiance!

Quand on nous demande quels marathons courus ont une ambiance énorme, on mentionne spontanément: New York et Dublin! Eh bien, qu’on se le dise, l’ambiance du marathon de Valence tout le long du parcours est impressionnante et fabuleuse, pas tant par le nombre de supporters que par leurs ardeurs! Les « Venga » (allez, vas-y !) ou « Ánimo » (courage!) étaient presque incessants, ça fait un bien fou. Il y avait aussi beaucoup de musique (électrique ou percussions) et avec les décibels qui vont bien. En réalité c’est toute la ville qui bat au rythme du marathon le temps d’un week-end!

Pour finir

En résumé, le marathon de Valence est un vrai bon marathon de fin d’année. On vous le recommande chaudement tant par la perspective du chrono qu’il propose pour runnettes et runneux en quête de RP que pour les afficionados de week-end printanier en fin d’automne car pouvoir se délecter de tapas et de bière en terrasse au mois de Décembre, ça vaut bien 42,195 km…

Du côté de la team, on félicite nos trois finishers du jour avec une mention spéciale tout de même pour Sarah qui y a fait son meilleur temps sur marathon en 3h54! On vous laisse d’ailleurs avec son récit de course sans oublier un bonus street art en toute fin de billet!

Prochain rendez-vous en course, ce sera dimanche 23/12 à la Run For Life à Nivelles pour soutenir l’opération de Viva For Life et ensuite on ira se balader dans le centre de Bruxelles lors de la Corrida du Manneken Pis le 26/12! À ce sujet, comme l’an passé on vous propose d’aller boire un godet après la course si le coeur vous en dit, plus d’infos ici.img_1581

Allez à bientôt!

Le récit de course de Padawan47290763_1982995428474765_8619933310769954816_oIl faut compter 10 bonnes minutes pour arriver aux derniers « box » et ça je ne l’avais pas prévu dans mon timing. Me retrouvant donc bloquée dans une foule nerveuse dans laquelle ça pousse pour arriver à temps au box attribué, je décide d’échapper à la cohue et de rejoindre un box plus rapide par crainte de rater le départ et ce en me faufilant comme d’autres à travers un grillage. Plusieurs personnes aux temps différents se retrouvent donc mélangés dans un même box, le plus important maintenant est que la fête commence! Il est 8h36, le température est idéale et je suis bel et bien dans un box pour le départ, c’est tout bon! La cadence est un peu rapide pour moi et je décide sagement d’écouter maître YoRun qui me susurre à l’oreille de ne pas m’emballer et de rester humble (en gros fais pas ta cake!) et d’assurer un tempo un peu plus lent pour rester fraîche au moins jusqu’au semi, de bien m’hydrater et de bien manger mes gels et pâtes de fruits en alternance tous les 5 km.

J’éprouve tellement de plaisir à courir dans les rues de Valence que je me demande si c’est normal! Les points d’animations sont très nombreux et je ne vois pas le temps passer. Une nana blonde est toujours devant moi, je voudrais la dépasser juste pour voir son visage mais je n’y arrive pas, elle va trop vite (au final, j’ai pu la voir au 30ème, parfois il suffit juste d’être patient… et de ne pas se cramer!). Je croise aussi un type qui envoie pas mal et ce en tongue, wow!

Aux environs des 24-25ème km, voilà madame Douleur qui se pointe sur ma jambe gauche, juste en dessous de la hanche! Heureusement elle ne m’empêche pas de continuer à courir mais m’accompagnera pour le reste de la course. J’essaie de faire comme si elle n’était pas là, de maintenir mon allure et de garder mon calme en espérant qu’elle ne soit pas plus vive. C’est aussi le moment où justement je rencontre quelques personnes bien mal au point… un calme pesant a fait place à l’effervescence du départ et cela se voit sur les nombreux visages figés que je croise. On est clairement dans le dur, un passage obligé lors du marathon ou c’est peut-être le moment où chacun se recentre sur soi, pense à sa famille, aux êtres chers, ses motivations, les personnes qui leur ont fait confiance, leur modèle ou qu’on se répète sa phrase boosty genre « this is my race ».

Lorsque je vois passer la banderole « break the wall » je n’ai qu’une idée en tête, arriver au 40ème et crier comme une dingo « Maman je t’aime » mais bon il me reste quand même 10 bornes avant d’y arriver…

Je sais aussi que nous allons passer par le centre historique qui est juste magnifique et où les espagnols seront encore au rendez-vous pour que la fête reprenne. Là, je ne doute pas que nous serons portés par la foule en liesse durant les derniers km le long du jardin du Túria pour terminer sur le tapis bleu paradisiaque menant à l’arrivée. Juste devant moi, des enfants courent vers leur papa pour l’accompagner durant les derniers mètres. Et moi j’essaie de graver ce moment magique car il semble que c’était bien la course de ma vie. Elle est oú la médaille? Dans le sac me répondra la volontaire amusée, me tendant le sac noir plein de victuaillles. Ni une ni deux, je plonge ma main dans le sac noir et là je sors une médaille magnifique comme si elle était en or et la porte moi-même délicieusement autour de mon cou. Telle une princesse parée de ma plus belle robe dorée, je me dirige glorieuse vers la GRABACIÓN DE MEDALLA pour fixer à jamais ce moment magique.20181202_123843.jpg

Le bonus street art

Comme vous le savez on apprécie beaucoup le street art du côté de la team BeRunNonPeutÊtre et à Valence on en trouve beaucoup. Voici quelques échantillons gentiment ramenés par notre Padawan Sarah!

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