L’écotrail de Bruxelles : 80 km et un final saucissonné!

Bien le bonjour,

Le 8 septembre dernier s’organisait la 7ème édition de l’écotrail de Bruxelles et étant un blog de course à pied qui plus est, de Bruxelles, on ne pouvait pas manquer ce rendez-vous de course nature dans notre belle capitale! Du côté de la team BE RUN, Krakott s’est lancé sur le parcours du 80 km, voici son retour sur cette petite aventure!
Ecotrail_2018_Olivier_BD_-103Côté préparation

Les 80 km de l’écotrail de Bruxelles étaient l’objectif principal (THE ONE) de l’année pour JY et aussi une toute première pour lui sur une telle distance. Du point de vue préparation, l’idée était de se mettre dans le bain assez tôt dans l’année et courir une première course au delà de 40 km (moitié de distance des 80 km) pour évaluer sa forme et le travail à effectuer pour aller au bout de 80 kilomètres. Ceci permettait aussi de «justifier» sa participation à l’écotrail de Paris au mois de Mars (sur le parcours de 45 km) suivie de celle au marathon de Namur en Avril #toujourstrouverunebonneexcuse. Le printemps, il a passé son temps à courir ici et là entre Bruxelles et Charleroi sur des courses allant de 10 km au semi-marathon sans oublier la tradition des 20 km de Bruxelles avec l’association Tous à Bord. L’été quant à lui a été consacré à découvrir le sud du pays au travers de courses de type trail (La Chouffe Trail, le Trail’Heure). Concernant son volume kilométrique couru par mois, voilà à quoi cela a ressemblé pour donner une idée si ce genre d’aventure vous tente également :

Janvier : 177 km – Février : 66 km – Mars : 156 km – Avril : 120 km – Mai : 140 km – Juin : 125 km – Juillet : 206 km – Août : 153 km – Septembre : 22 km.

Pour résumer, Krakott a accroché pas mal de dossards pour rester motivé mais sans courir non plus des bornes et des bornes en comparaison à ce que l’on peut lire à droite et à gauche pour préparer ce type de distance. Enfin, lors du mois d’août et début septembre, il a remplacé quelques sorties running par des entrainements en vélo (201 km en août et 40 km en septembre parcourus à bicycleeettttte), pour faire varier les plaisir, soulager les articulations, briser la monotonie de tout ça et découvrir de nouvelles sensations … #levéloçafaitmalaupète.

À une semaine de l’échéance, ça se passe comment ?

Pour être honnête, ça tergiverse, on se fait des réflexions du genre 80 bornes, ça va être long quand même! Bon je mets quoi comme stratégie en place pour finir ce truc, … pour finir par je vais jusqu’à la moitié et puis on verra, en ayant en tête la phrase un jour entendue «si tu sais courir la moitié de la course et que physiquement tu n’es pas trop entamé, la tête fera le reste».

À J-1, préparation des affaires et petit bonus!

La veille de la course, afin d’éviter tout imprévu de dernières minutes, JY se focalise sur trois choses : 1. Aller chercher son dossard chez Trakks, 2. Préparer toutes ses affaires pour la course et 3. Se coucher tôt pour être en forme pour le lendemain. Sur le papier, Geen Probleem (1), dans la réalisation, on repassera. Pour la faire courte, JY s’est enfermé en dehors de chez lui en laissant les clefs de son appartement à l’intérieur (et toute la famille est en voyage à l’étranger… #Bruxellesonaunproblème). Après un bon stress, une lampée de panique et le passage d’un serrurier (ainsi que l’allègement du portefeuille…), le dossard a pu être récupéré à la dernière minute, le sac préparé (2) et vérifié une tripotée de fois, pour terminer la journée sur un gros dodo à la suite de ce petit ascenseur émotionnel (#notepourplustard les clefs, c’est dans la poche, pas sur la porte!).

Parcours et organisation

Le parcours du 80 km fait en réalité 82 km pour un D+ annoncé de 1340 m ce qui le rend plutôt roulant à l’instar de l’écotrail de Paris. Bien qu’il emprunte énormément d’espaces verts, de passages en forêt ou de parties boisées, il est bon de savoir qu’une majeure partie de l’écotrail de Bruxelles se court sur du dur (macadam, chemin de hallage ou petits cailloux). En conséquence, il n’est pas nécessaire de porter des chaussures de trail pour y participer. Des running calibrées pour des courses de type marathon font très bien le job pour cet écotrail de Bruxelles.

Pour en dire un peu plus : le départ est pris dans le bas du parc du Cinquantenaire pour ensuite partir en direction de Waterloo au travers de la forêt de Soignes et via un passage par l’hippodrome de Boisfort (Km 10 et qui est aussi le lieu de la ligne d’arrivée). Une fois du côté du lieu fort apprécié de Napoléon (km 24), le tracé emmène les trailleux et traillettes du jour sur les sentiers proches des parcours de l’ADEPS (Auderghem, km 44) pour ensuite diriger tout ce petit monde du côté de Tervuren et du musée Royal de l’Afrique Centrale (km 61). Un dernier stop au niveau du domaine du Rouge Cloître (km 72) suivi d’un ultime passage dans le bois de la Cambre permettent de rallier la ligne d’arrivée située sur le rooftop de l’hippodrome de Boisfort.

À l’organisation, le magazine Zatopek qui est un habitué de ce genre d’évènement. De notre côté, rien à redire, le cadre de l’hippodrome est superbe pour finir cette course : possibilité de se doucher, des consignes à disposition, un parking réservé en priorité pour les runnettes et runneux du 80 km, un repas offert en fin de course, deux bus affrétés pour acheminer les coureuses et coureurs depuis l’hippodrome (lieu des consignes, retrait des dossards, ligne d’arrivée) jusqu’au point du départ de l’écotrail (Parc du Cinquantenaire) avec un rassemblement au préalable au niveau du magasin Trakks Schuman (d’ailleurs merci d’avoir mis à disposition la toilette de leur magasin avant le départ de la course #joligeste). Un seul petit bémol, le manque de balisage (peut-être arraché) sur la toute fin du parcours et qui a pu désorienter les futurs finishers dont la lucidité à ce moment là n’est plus forcément au rendez-vous.

Que dire de cet écotrail ? Pour faire court (mais bref !), c’était que du bon ! Non pas que la course ait été simple mais il y a toutes ces petites choses qui ont un impact énorme et qui l’ont rendue plus «facile» :

  • Le fait de courir à la maison, à Bruxelles, dans des endroits que l’on connaît et dont les repères sont précieux pour gérer les passages à vide.
  • Les échanges de textos avec Florence (Madame Krakott) tous les 10-15 km pour donner des nouvelles et qui permettent de faire un autocontrôle (moral OK, jambes OK, sens de l’humour OK).
  • Courir la moitié du parcours en compagnie de l’ami Stuart. Discuter ça fait passer les kilomètres d’office plus rapidement.
  • Croiser au kilomètre 10 Pol, coach du club de la Zatac de Charleroi où JY s’entraine de temps en temps. C’est plus simple quand on croise des têtes connues.
  • Retrouver par hasard Philippe (qui participait à l’épreuve de Run & Bike avec sa compagne) rencontré en 2017 lors des 20 km de Bruxelles à l’envers et prendre des nouvelles. En passant la prochaine édition de ces 20 km à l’envers se déroulera le dimanche 16 septembre 2018 (RDV à 10h sous l’arche du cinquantenaire pour un départ à 10h30).
  • La rencontre avec Tintin et Tac de la team BE RUN venus ravitailler en stoem (3) JY au kilomètre 48 à coup de biscuits (fort bons d’ailleurs!).
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  • Le message d’encouragement de notre Padawan Sarah la veille de la course.
  • Le message reçu de la part de Jef (4) au départ de la course.
  • Les encouragements reçus via les réseaux sociaux (grand merci!).
  • Les échanges sympathiques lors de la course avec Ahmed.
  • Se donner des missions à remplir aux ravitaillements (#opérationTUC, #opérationchocolat, #opérationsoupe, #opérationeau, #opérationpeanuts).
  • Échanger quelques mots avec les bénévoles aux ravitos et les remercier (toujours!).
  • Savoir que l’arrivée sera célébrée en bonne compagnie (Merci une nouvelle fois à Lili, Jef, Éric et Maxime) avec du saucisson et une bonne bière!

Côté chrono, Krakott terminera ces 82 km en 10h 11 min et 32 sec, sans ampoule (YES !) et avec la lumière à tous les étages. Les jambes quant à elles étaient bien raides et les escaliers à descendre en fin de course lui laisseront un éternel souvenir! Côté sensation, jusqu’au second ravitaillement (km 44) tout se passait plutôt bien, toutefois la course s’est ensuite durcie du km 50 environ jusqu’au troisième ravitaillement (km 61), les causes : un manque d’expérience en course au delà de 45 km et une gestion pas évidente des longues lignes droites amenant au parc de Tervuren (et peut-être aussi une préparation un peu juste).

Chose surprenante et surtout inattendue, le dernier semi passera vraiment bien pour Krakott dans une sorte de plénitude certainement due aux effets successifs de la soupe au troisième ravitaillement et du fromage d’abbaye au quatrième (km 72) ou serait-ce à cause du fameux runner’s high ? (5)

 Ce que l’on retiendra de cet écotrail

  • Le superbe parcours dont la décision prise par l’organisation de déménager la course de l’Atomium à l’hippodrome de Boisfort a tout simplement permis de donner à cet événement une dimension supérieure et un tracé beaucoup plus vert.
  • La photo au départ rassemblant les 140 participants du 80 km qui fait un bon souvenir.
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  • Le lieu de l’hippodrome de Boisfort et son caractère unique.
  • Le respect des VTTistes participant aux épreuves de Run & Bike (& Bike) et qui ne forçaient pas le passage pour dépasser les coureurs.
  • La météo parfaite pour rendre cette journée de course extrêmement agréable.
  • Que Bruxelles est définitivement une ville très verte regorgeant de superbes coins en son sein et aux alentours et on ne le répètera jamais assez : ELLE EST JUSTE FAITE POUR Y COURIR !

Allez à bientôt, et en attendant les prochaines courses on vous laisse avec un petit teaser…

(1) Geen Probleem = Aucun problème en flamand.
(2) Pour les intéressé-e-s, voici ce que contenait le sac de JY pour la course :

  • Deux gourdes de 500 mL : une avec de l’eau et une autre contenant eau et électrolytes.
  • Du papier en cas de problème digestif…
  • Un T-shirt et un bandeau de rechange.
  • Une veste légère type coupe-vent.
  • Une lampe frontale.
  • Un gobelet réutilisable pour boire au ravitaillement.
  • 5 barres banane/datte.
  • 3 nougats.
  • 2 gels liquides énergisants (non utilisés).
  • Un GSM (en cas de soucis et pour informer les proches lors de la course) et des écouteurs (pour passer le temps en musique au besoin, mais non utilisés).
  • Un powerpack et le cable qui va avec pour recharger le téléphone si manque de batterie en cas de course prolongée.

(3) En stoem = abréviation de l’expression en stoemeling qui veut dire en douce.
(4) Jef est le président de l’association Tous à Bord avec qui on court chaque année les 20 km de Bruxelles et c’est un peu lui qui a fait découvrir la course à pied à JY.
(5) Le runner’s high est décrit comme un état d’euphorie et lié à la libération d’endorphine par le corps à l’issu d’effort prolongé (sources : runners.fr ou Runners’ World).

Publié par

Super Krakott

J'aime découvrir des villes en courant des marathons. Bières et burgers, il n'y a pas mieux pour récupérer!

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